mardi 20 juillet 2010

Demander le programme, demander le programme


Tournoie et tournoie la vie pleine de douceurs où l'on s'enfonce comme en des divans moellleux et parfumés.
Au point de ne pas donner de nouvelles, et pourtant, pourtant s'imprime en moi, le rêve du portrait de l'Indien, ou d'écrire une scène par bribe de conversation toute faite....

jeudi 20 mai 2010

L'envers de l'endroit



mercredi 19 mai 2010

Auto-Portrait de l'auteur en coureur de fond


Et si c’était le corps et non pas l’âme qui était éternelle ?



Perlante sueur se mêlant aux battements sourds et réguliers du coeur.

Inspiration-expiration scandant chaque foulée.


Un instant,un seul, n’être qu’un poids qui avance, abolir toute intelligence.

Devenir un corps volonté, pur mammifère.


Se mêler par l’hypnose du rythme de ses pas à la nature, se fondre entre herbes et feuillages, se joindre à la terre les jambes dures, s'ébouriffer d’une haie avec les oiseaux avec pour tout horizon un ruban gris sinuant d’entre les paysages.


Saluer notre seul Dieu véritable et vivant, le soleil, et s’enivrer du sentiment d’être vivant, tout autant que la vache ou le cheval moqueur.


vendredi 9 avril 2010

Abel et Caïn ou la planète des singes ?


Notre espèce tout entière a la rage de s’inventer elle-même pour mieux être pris du vertige d’être l’Unique, la Choisie, celle que le doigt de Dieu a désigné.

Et qu’importe s’il faut pour cela détruire, nier nos racines au fur et à mesure que nous les déterrons.

Il nous faut à tout prix rester les seuls animaux pensants et sensibles de l’univers. Quitte à massacrer nos plus proches cousins.


Voyez ce parallèle saisissant entre l’abolition progressive de la frontière entre humain et animaux sous les coups de boutoir des biologistes et le massacre des derniers grands singes.


Oui, Il y a fort à parier qu’au moment de tuer le dernier grand singe en liberté, nous nous écrierons, plein de faciles regrets : « Et merde, c’était notre frère ».


jeudi 11 mars 2010

Sans titre


Au-delà des jeux de rôle, au-delà même de toute sincérité, il y a le Vrai. Cette parole, cet acte qui dit notre âme, sans fausse pudeur et nous relie à nous même, aux autres et au monde.

Et seule l’angoisse, chassant faux semblants et vanité, lui ouvre le chemin.

Il n’y a donc pas de Vérité heureuse.