vendredi 9 avril 2010

Abel et Caïn ou la planète des singes ?


Notre espèce tout entière a la rage de s’inventer elle-même pour mieux être pris du vertige d’être l’Unique, la Choisie, celle que le doigt de Dieu a désigné.

Et qu’importe s’il faut pour cela détruire, nier nos racines au fur et à mesure que nous les déterrons.

Il nous faut à tout prix rester les seuls animaux pensants et sensibles de l’univers. Quitte à massacrer nos plus proches cousins.


Voyez ce parallèle saisissant entre l’abolition progressive de la frontière entre humain et animaux sous les coups de boutoir des biologistes et le massacre des derniers grands singes.


Oui, Il y a fort à parier qu’au moment de tuer le dernier grand singe en liberté, nous nous écrierons, plein de faciles regrets : « Et merde, c’était notre frère ».


jeudi 11 mars 2010

Sans titre


Au-delà des jeux de rôle, au-delà même de toute sincérité, il y a le Vrai. Cette parole, cet acte qui dit notre âme, sans fausse pudeur et nous relie à nous même, aux autres et au monde.

Et seule l’angoisse, chassant faux semblants et vanité, lui ouvre le chemin.

Il n’y a donc pas de Vérité heureuse.









Nostàlgia L...


Le seul paradis est celui que nous avons perdu.


dimanche 28 février 2010

Je me voyais pas comme ça quand j'étais petit...

Il y a celui que l'on est et celui qu'on aurait voulu être. Physiquement s'entend.

La manière dont on se rêvait, à l'adolescence, et celui que nous sommes.

Et le coeur qui s'étreint de la nostalgie ambiguë de ce lui que l'on est pas devenu.

Tous ces modèles auxquels on s'identifiait alors pour mieux se supporter ; comme un filtre flatteur entre nous et le miroir destinés à nous empêcher de nous voir véritablement.

Le simple physique d'un acteur, d'un chanteur, plein d'une apparente assurance transfigurait nos désirs enfuis, nos maladresses, nos difficultés à être en une promesse, parfaitement symétrique, de toute puissance.
Comme la chrysalide se projette en un bel et fier insecte.

Oui, par la grâce d'une simple photo l'avenir devenait une promesse, pleine de possibles, loin de cette résignation qui, par la suite, nous ligote à la réalité et qu'on s'efforce à prendre pour de la sagesse ;pour ne pas être ivre de regrets, il faut bien se l'avouer.
Et faute de mieux... vraiment faute de mieux !




P.S. : photo de Mickaël Hutchence et d'un jeune milanais anonyme (The sartorialist)


mercredi 24 février 2010

telerama


Avec quel dégout et écœurement je parcoure ce terrible et pitoyable courrier de telerama.


Voir tout ce gentil peuple de gauche confire dans les bons sentiments pour mieux cacher son ressentiment. C'est à vomir.


Tant d'expérience de vie, de diplômes, de savoirs pour un jour, agacé, prendre sa plume et dans un geste rageur cracher sa vérité à la face du monde dans un misérable : la guerre c’est pas bien, les OGM ça craint.


Pathétique.